Aller au contenu

Le potentiel ornithologique de la région

À chaque automne, la rive nord du Saint-Laurent se transforme en un immense corridor de migration, soit l’un des plus importants dans le nord-est de l’Amérique du Nord.

Les rapaces et passereaux empruntent ce corridor en grande quantité. De plus, la présence de l’estuaire du Saint-Laurent combinée aux riches sites côtiers (battures, baies, etc.) fait de ce secteur une halte migratoire d’importance pour les limicoles (oiseaux de rivage) et oiseaux marins. 

La Côte-Nord compte un très grand nombre de sites d’observation intéressants répartis essentiellement le long de la rive. Les endroits les plus propices ont été colligés dans un excellent guide édité par le Club d’ornithologie de la Côte-Nord.«Où observer les oiseaux sur la Côte-Nord» est un ouvrage de très grande qualité disponible sur commande (par courriel) auprès du Club d’ornithologie (co.cotenord@gmail.com).

En se basant sur le travail mené dans le cadre de ce guide, voici une liste non exhaustive de sites d’observation ayant un intérêt pendant le festival sur le territoire de la région de Manicouagan, soit de Tadoussac à Colombier.

Sites d’observation

© Etienne Delorieux

Dunes de Tadoussac

Les dunes sont l’épicentre des activités de l’Observatoire d’oiseaux de Tadoussac et du festival. Ce site est considéré comme le meilleur endroit au Québec pour observer les rapaces diurnes en migration. Plus de 7000 rapaces de 13 espèces différentes y sont notées chaque automne. Le site présente la deuxième plus importante liste d’espèces pour la province avec 271 espèces!

© David Turgeon

Pointe de l’Islet – Tadoussac

La Pointe de l’Islet est un site faisant parti du Parc national du Fjord-du-Saguenay qui se trouve au coeur du village de Tadoussac. L’accès gratuit se fait à partir d’un sentier qui fait le tour de cette pointe rocheuse qui s’avance dans la rivière Saguenay. Des raretés exceptionnelles y ont été observées, la dernière en liste étant le Goéland à queue noire noté le 21 octobre 2019.

© Jessica Pineault

Pointe à John – Bergeronnes

La Pointe-à-John et le quai des Bergeronnes sont regroupés en une seule localisation qui se trouve à l’extrémité du la rue de la Mer (suivre Archéo-Topo). Ce site offre avec une vue dégagée sur la batture et l’estuaire. Goélands, mouettes, canards barboteurs et plongeurs fréquentent le secteur. Plus de 200 espèces ont été notées à ce site, dont 141 en septembre.

© Valérie Copeiro Palomar

Cap de bon-désir – Bergeronnes

Le Cap de bon-désir est un site d’observation terrestre de mammifères marins sous la juridiction de Parcs Canada (droit d’entrée exigé). Il s’agit d’une longue pointe rocheuse qui s’avance dans le St-Laurent qui permet d’observer les oiseaux marins et les baleines. Le sentier d’accès offre un bon potentiel pour les oiseaux forestiers.

© Sarah Dubord-Fortin

Baie des Escoumins

Située au cœur du village des Escoumins, cette baie est l’un des meilleurs endroits au Québec pour observer les Laridés. La Mouette rieuse et la Mouette pygmée y sont régulièrement observées à l’automne à travers les groupes de Mouettes de Bonaparte. De petits groupes de limicoles peuvent être aperçues sur les rivages non-rocheux bordant la baie.

© David Turgeon

Marais salé – Longue-Rive

À 65 km à l’est de Tadoussac, le grand marais salé de Longue Rive est accessible par le chemin du barrage. Ce marais est d’un grand intérêt pour l’observation des oiseaux de rivage et de la sauvagine, de la marée mi-montante à marée mi-descendante.  La rive située de l’autre côté de la pointe est aussi un bon endroit pour observer les limicoles à marée haute.

© Nadine Emond

Banc de Portneuf-sur-mer

Le banc de sable de Portneuf est idéal pour observer les oiseaux de rivage présents en très grand nombre (de la marée mi-montante à mi-descendante). À noter que le banc fait plus de 4 km de long, prévoyez une demi-journée pour apprécier l’avifaune fréquentant l’endroit.

© David Turgeon

La Pointe des Fortin

Une autre option qui est moins longue pour la marche est la Pointe des Fortin qui se situe sur la rive Est de la rivière Portneuf, en face du banc de sable. Les limicoles peuvent se réunir à l’extrémité de la pointe à marée haute.  L’accès au site se fait via le camping municipal.

© ETtLame

Quai de Forestville et petit marais

Le quai de Forestville est prisé par les canards de mer et les oiseaux marins dont de très grands groupes de macreuses. Derrière le quai, vous pourrez découvrir un petit marais protégé et ses espèces peu communes sur la Haute-Côte-Nord tel que le Râle de Virginie.

© ETt Lame

Havre Colombier

Le Havre Colombier est une baie rocheuse avec quelques îles qu’on peut observer à partir d’une halte routière à mi-chemin entre Forestville et Betsiamites. Les canards plongeurs et les goélands y sont bien présents.