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Conférences

Les conférences du festival seront présentées à Tadoussac.  À noter qu’aucune réservation n’est nécessaire pour assister aux conférences et à la soirée conférence du samedi soir. Il est par ailleurs conseillé d’arriver 15 à 20 minutes d’avance aux conférences gratuites pour s’assurer d’avoir une place assise.

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Soirée conférence

L’ATLAS DES OISEAUX NICHEURS DU QUÉBEC : RÉCIT D’UNE OPÉRATION D’ENVERGURE

Soirée conférence avec Michel Robert, chercheur invité. Animation par Pierre Verville, parrain du Festival

Samedi 17 septembre 2016. 19h30. Salle Bord-de-l’eau* à Tadoussac – Coût : 10$ pour les membres d’Explos-Nature (OOT) et 15$ pour les non-membres

Animée par l’humoriste et comédien Pierre Verville, cette soirée sera d’abord ponctuée de quelques surprises concernant la deuxième saison de la série  «Fous des oiseaux» animée par M. Verville et diffusée sur Unis. Le tout sera suivi par la remise de prix des 24 heures des migrateurs où un bilan complet des observations de la dernière journée sera dévoilé.  La table sera alors mise pour la conférence d’honneur de M. Robert portant sur l’Atlas des oiseaux nicheurs. .

RésuméDe 2010 à 2014, les observateurs d’oiseaux du Québec ont consacré 100 000 heures à collecter un demi-million de mentions de nidification pour le nouvel atlas des oiseaux nicheurs du Québec. Ce formidable ensemble de données a permis de produire des cartes qui illustrent non seulement la répartition des oiseaux en période de nidification, mais aussi l’abondance relative de leurs effectifs. De plus, les données récoltées ont été comparées à celles obtenues lors du premier atlas (1984-1989), ce qui a permis de mesurer les changements advenus depuis un quart de siècle. Ces résultats, ainsi que leur interprétation, feront l’objet d’une publication attendue : le Deuxième atlas des oiseaux nicheurs du Québec méridional. La conférence traitera de la vaste opération que représente le projet d’atlas, des étapes franchies depuis son annonce en 2009 jusqu’à la production du contenu rédactionnel du livre attendu. Il y sera question de bénévoles exceptionnels, de résultats notables et de découvertes étonnantes, d’opérations de communication et d’odyssées en région éloignée. On y abordera la question de la transformation du paysage, on y présentera des espèces « gagnantes » ou « perdantes » depuis l’époque du premier atlas et, comme de raison, on y discutera du calendrier de publication du nouvel atlas. Cette conférence, à la portée de tous, sera agrémentée de photos d’oiseaux, mais également de cartes et de résultats encore inédits.

DSC_4309v2Biographie : Michel Robert est employé du Service canadien de la faune (ministère de l’Environnement et du Changement climatique du Canada) et est le coordonnateur de l’Atlas des oiseaux nicheurs du Québec. Biologiste de formation, il détient une maîtrise en sciences de l’Université de Montréal (M.Sc. 1987), qui traite de l’alimentation nocturne des oiseaux de rivage au Venezuela. Michel a d’abord œuvré comme consultant en ornithologie, puis comme biologiste au Service canadien de la faune, où il a travaillé sur les oiseaux en péril de 1995 à 2009. Au fil des ans, il a contribué à des études sur le Dindon sauvage, la Pie-grièche migratrice, le Râle jaune, l’Arlequin plongeur, le Garrot d’Islande et le Troglodyte à bec court. Il est l’auteur d’une centaine de publications, y compris plusieurs articles scientifiques, des rapports techniques et des articles de vulgarisation. Il a participé au premier atlas, d’abord sur le terrain, puis comme rédacteur.

 

*La salle Bord-de-l’eau se trouve au sous-sol de l’église de Tadoussac. L’accès se fait via la porte se trouvant sur le côté gauche de l’église, en face de la rue des Pionniers.

 

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LET’S TALK DIRTY : L’INFLUENCE DU PAYSAGE SUR LE COMPORTEMENT SEXUEL DE L’HIRONDELLE BICOLORE.  

Samedi 17 septembre 2016. 14h. Hôtel Tadoussac (salle Le Beaupré) -Gratuit!

Par Geneviève Coudé

Au cours des dernières années, les avancées en biologie moléculaire ont permis de jeter un nouveau regard sur l’intimité d’animaux que nous pensions bien connaître…et ceux-ci sont décidément plus dévergondés que nous ne l’imaginions! Prenons l’exemple de l’hirondelle, véritable symbole d’amour et de fidélité : elle s’avère en réalité une espèce dite génétiquement polyandre, c’est-à-dire que les femelles fricotent avec plusieurs mâles pour féconder leurs œufs. Par conséquent, le père social d’une nichée se retrouve souvent à nourrir des jeunes qui ne sont pas les siens! Encore plus surprenant, ce comportement volage est la règle plutôt que l’exception, puisque cette stratégie est commune chez 86% des passereaux étudiés. L’Hirondelle bicolore reste néanmoins une championne en matière d’adultère, avec environ 50% des jeunes issus de paternités hors couple. Cette espèce ne nous a toutefois pas encore livré tous ses secrets : certaines femelles sont plus fidèles que d’autres…mais est-ce une question de moyens? Sachant que les coûts de recherche de partenaires sont considérés comme des éléments déterminants pour la sélection sexuelle et les stratégies d’appariement, la structure du paysage aurait-elle un rôle à jouer dans tout ça? Vous n’avez qu’à venir pour le découvrir!

080v2Biographie : Le premier contact avec l’ornithologie de Geneviève Coudé remonte au Cégep, lors d’un voyage au Costa Rica où elle a eu l’opportunité de capturer des oiseaux à l’aide de filets japonais. Elle a ensuite pu réitérer l’expérience et se familiariser avec la diversité des espèces retrouvées au Québec en suivant un parcours en écologie à l’Université de Sherbrooke. Après avoir complété son baccalauréat, elle a entamé une maîtrise de type recherche au sein de la même institution, plus précisément dans le laboratoire de Marc Bélisle, spécialisé en écologie du paysage. Cette branche de l’écologie examine l’influence de la composition (types et proportions respectives des habitats) et de la configuration (disposition des éléments dans l’espace) de l’environnement sur les interactions entre les organismes. Ainsi, elle pu étudier les facteurs écologiques qui affectent le comportement reproducteur de l’Hirondelle bicolore, une espèce d’insectivore aérien en déclin

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NICHER EN AMÉRIQUE ET HIVERNER EN EUROPE OU EN AFRIQUE : UN PARCOURS MIGRATOIRE INHABITUEL?

Par Don-Jean Léandri-Breton

Dimanche 18 septembre 2016. 10h. Hôtel Tadoussac (salle Le Beaupré) -Gratuit!

Résumé : En Amérique, les principales routes migratoires empruntées par les oiseaux suivent un axe nord-sud permettant de relier les sites de nidification en Amérique du Nord aux sites d’hivernage aux États-Unis et en Amérique latine. Cependant, certaines espèces de l’Arctique canadien migrent plutôt selon un axe est-ouest à travers l’Atlantique, afin de rallier des sites d’hivernage en Europe ou en Afrique. L’étude du Pluvier grand-gravelot (Charadrius hiaticula) nous aide à comprendre le phénomène de cette migration transatlantique peu connue. Quels sont les processus évolutifs ayant motivé ces espèces à chevaucher ainsi les continents ? Par où cette route migratoire passe-t-elle ? Les Pluviers grands-gravelots peuvent-ils s’égarer jusqu’au Québec ? Comment les différencier de leur cousin semipalmé ? Nous explorerons ces questions à travers la recherche scientifique qui se fait à la station de recherche de l’Île Bylot, au Nunavut.

Labbe_BylotBiographie : D’abord comme technicien de la faune puis comme biologiste de l’environnement diplômé de l’Université Laval, Don-Jean a cumulé les saisons de terrain depuis 2009 sur différents projets de recherche en ornithologie. Du sud du Québec en passant par la forêt boréale, cela l’a mené à travailler de plus en plus au nord jusque dans le Haut-Arctique canadien. Après quatre estivages à l’Île Bylot, au Nunavut, il est maintenant étudiant à la maîtrise, en biologie, à la Chaire de recherche en Biodiversité Nordique de l’Université du Québec à Rimouski. Ses travaux de recherche portent sur l’écologie des limicoles de l’Arctique et sur le patron migratoire  transatlantique des Pluviers grands-gravelots, sous la direction du Dr Joël Bêty.

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