Aller au contenu principal

Un signal radio pour découvrir la route migratoire des grives

Samedi 15 septembre 2018. 14h30. Hôtel Tadoussac (salle Le Beaupré) -Gratuit!

Par Camille Bégin-Marchand

Résumé : La migration est un phénomène complexe dirigé par de nombreux facteurs. Pour les oiseaux, il s’agit d’une période très risquée au cours de laquelle le taux de mortalité est le plus élevé de leur cycle annuel. Les grives ont souvent été utilisées comme modèle pour mieux comprendre ce phénomène chez les migrateurs néo-tropicaux, mais jusqu’à récemment, les technologies ne nous permettaient pas d’avoir une idée précise des routes que ces espèces empruntent et des différences dans leur patron de migration. Nous voulons déterminer si la Grive à dos olive, la Grive à joues grises et la Grive de Bicknell, trois grives de la forêt boréale, empruntent des routes migratoires similaires à l’automne.

Les grives ont étés capturés à la forêt Montmorency et à l’Observatoire de Tadoussac. Elles ont été équipés d’un nano-émetteur afin de les suivre au cours de leur migration automnale grâce à un réseau coordonné de radio-télémétrie déployé à travers l’Amérique du Nord. Les résultats suggèrent que les trois espèces de grives à l’étude ne migrent pas nécessairement par les mêmes routes. Une meilleure connaissance des routes migratoires permettra de mieux comprendre ce phénomène complexe, d’identifier les habitats clés en cours de migration et ainsi de mieux cibler les efforts de conservation dans une période au fort taux de mortalité.

 

Biographie : Camille Bégin-Marchand est une biologiste passionnée de nature et amoureuse du Saint-Laurent. Au départ, ce sont les baleines qui l’ont attirée à venir travailler dans la région. Mais, au fil des années, elle y a développé un intérêt pour les oiseaux. Son expérience en ornithologie a débuté à l’Observatoire d’oiseaux de Tadoussac, qu’elle a découvert lors d’un séjour de terrain organisé par l’Université de Sherbrooke, où elle a fait ses études. S’y connaissant peu en oiseaux, elle voulait s’impliquer pour en apprendre davantage. L’OOT et le Regroupement QuébecOiseaux l’ont accueilli comme bénévole, ce qui lui a permis de mieux comprendre la réalité des oiseaux. Un projet de recherche lui semblait la meilleure idée pour approfondir encore plus ses connaissances. Elle a donc rencontré André Desrochers, un chercheur de l’Université Laval aussi motivé qu’elle à collaborer avec l’OOT dans le cadre d’un projet de maîtrise.

%d bloggers like this: